L’Alchimie en général se rapproche de la « Quête du Saint Graal », en rapport étroit avec l’imaginaire, le divin et donc l’inaccessible. Nous ferrons un bref survol quelque peu technique de l’alchimie pour ensuite avoir une approche plus sensitive qui fera appel à l’Alchimie et la religiosité (dont les rapports sont du domaine de l’intime et relève de chacun de nous, j’en suis conscient).
PETIT RAPPEL:
Le terme d’alchimie (ou défini comme étant le « Grand – Œuvre » par ses adeptes), vient du mot arabe « Al-kïmyâ », dérivé de » khem » soit « le pays noir », nom qui désignait l’Égypte. Le dieu égyptien « Thoth »,(ou » Hermès » pour les Grecs), était un des scribe des Dieux. Il est l’auteur de la célèbre définition du divin : « un Cercle dont le centre est partout, la circonférence nulle part ». (adage souvent repris par les architectes!)
La pierre de P’i symbolise parfaitement la chose…
C’est en Chine et en Inde que l’alchimie a commencé par être pratiquée, puis à Alexandrie aux et IIIème siècle. Véhiculée par les navigateurs, elle fut ensuite relayé par les Arabes et transmise à l’Europe.
On assiste ensuite à la naissance d’une nouvelle alchimie occidentale au début XIIème siècle (fortement favorisé par ce que l’on pourrais appeler: « l’hermétisme chrétien »). Une émergence entre 1550 et 1650 permet aux sciences alchimiques de se developper au début du XVIIIème siècle. Il a fallu attendre le XIXème siècle, pour voir réapparition. Ensuite, peu après le début de la seconde moitié du XXème siècle, elle connait un grand regain dans les milieux dits « théosophiques », et s’ensuit une grande incompréhension populaire.
Dans un ouvrage de Carl Gustav Jung: « Psychologie et Alchimie » (1944) on apprend que l’alchimie avait des analogies frappantes avec les visions et les rêves. Elle a donc suscité chez les théosophes chrétiens le désir très profond d’une « Gnose » à proprement parler. Transmise de génération en génération, elle a été soumise à une première codification vers 1677 avec la parution de la « Bible » des alchimistes, le « Mutus Liber », (le livre Muet).
L’alchimie est définitivement dualiste et descelle de multiples facettes. Elle est le reflet de la matière et de l’esprit, du visible et de l’invisible, du bien et du mal. Elle offre la Raison de l’âme à qui sait ouvrir son esprit et son cœur et son manichéisme s’exprime par deux approches distinctes et complémentaires :
- la voie dite de la raison, de l’intelligence, du rationnel, de l’objectif, appelé aussi « la voie sèche »
et une autre,
– la voie des sens, de l’irrationnel et du cœur, appelé « la voie humide ou voie cardiaque ».
QUEL EST LE BUT DE L’ALCHIMIE ?
Elle tend à purifier la matière et par « osmose et sympathie » ( dans le sens hermétique du terme : l’esprit). Pour ce faire, elle vas utiliser les éléments de la nature – Psychiques et Physiques – en imitant et en accélérant les opérations de transformation de ce qu’on appel « la phénoménologie de la vie naturelle ».
Nous pouvons diviser le « Grand-Oeuvre » en trois grandes branches :
- La Spagyrie, dont le créateur a été Paraclese et qui représente principalement une chimie archaïque. Cette science traite des monde et des phénomènes dualistes de purification et de transformation de la matière.
- L’Archimie, qui décrit la phase de la transmutation des alliages des métaux. Notre sidérurgie moderne en est son principale héritière.
- L’Alchimie, science « ésotérique » et « initiatique » consacrée à la transformation du « Plomb » en « Or », soit l’évolution d’un être grossier en un être spirituel resplendissant!!
PS: Tous est question de métaphore et d’interprétation je ne vous le fait pas dire, mais l’homme c’est toujours exprimé ainsi, mais j’y reviendrais avec un prochain article traitant de la différence entre le Mythe et la Réalité appuyé principalement sur les travaux du Professeur David Ray GRIEFFIN.)
Dans le prochain article, (initiation « Beta ») nous aborderons encore plus de détails techniques, et nous pourrons découvrir de nouveaux horizons à travers l’architecture des Cathédrale par exemple ( et beaucoup d’autres surprises).